ça remarche au Bartas

Ça remarche au Bartas !

Après de nombreux mois d’expectative, quelques membres du Club de randonnée Lo Bartas ont enfin pu reprendre une partie des activités par une randonnée itinérante de 9 jours, 200 km et près de 10000 mètres de dénivelée en Lozère et dans les Cévennes.

Même si les Bartassous ont continué de pratiquer leur activité en tout petits groupes durant la pandémie, hors confinements,  les consignes sanitaires ont forcément bridé cette activité jusqu’à maintenant puisque la jauge de 10 randonneurs maximum est encore en vigueur.

Dès le 10 juin, le club reprendra donc ses activités habituelles, randonnées des mardis après-midi, des jeudis et dimanches à la journée, sans oublier la Marche nordique du samedi matin.

Notre association et ses membres sont heureux de cette aubaine, et pas moins de quatre nouveaux séjours auront lieu d’ici la fin de l’été, à Praz-sur Arly, au Puy-Mary, à Belle-Ile, et dans le Queyras, avant une nouvelle saison de randonnée 2021-2022 que nous espérons complète et fructueuse.

De retour du chemin d’ Urbain V

Cette randonnée qui débute à Nasbinals et se termine à Avignon, évoque le parcours de ce prélat, né en 1310 au cœur de la Lozère, qui fut prieur de l’Abbaye de St Victor de Marseille et qui devint Pape en 1362 en Avignon jusqu’à sa mort en 1370.

Du parcours de cette randonnée, Henri,  qui l’a préparée depuis 2019, a retenu la partie la plus intéressante et adaptée à nos 9 jours de trajet, accompagnée jusqu’au dernier jour d’un beau soleil inespéré.

Le premier jour, trajet jusqu’à Mende et visite de la Ville, le long du Lot, et de la cathédrale où notre Urbain bénissant nous domine. Départ le lendemain par un chemin de croix (!) jusqu’à dominer la ville,  et parcours vers Lanuejols en admirant au passage l’architecture traditionnelle des fermes ou le mausolée romain de ce village. A travers forêts de hêtres ou prairies émaillées de genêts nous progressons jusqu’à notre première halte à St Etienne du Valdonnez. Le jeudi, parcours vers la ferme de Bassy, en alpage, puis cheminement vers le petit village de La Fage, avant de rejoindre Ispagnac en fin de journée à travers des prairies garnies de fleurs printanières. Dolmens et pierres dressées jalonnent notre marche, dans un paysage qui évoque parfois aussi la végétation caussenarde. La journée suivante débute par le pont de Quézac, puis nous dirigeons vers Florac par le Causse Méjean. Une « petite rallonge » concoctée par Henri suit la crête qui domine la ville, et nous emmène fort loin de notre prochaine étape sous un soleil de plomb. Mais aux Bartassous rien d’impossible et nous arrivons à l’étape fourbus et heureux de ces paysages splendides.

Samedi est la grosse journée de la semaine : pour rallier notre hébergement, il nous faudra parcourir 28 km et surtout franchir 1400 m de dénivelée. Nous passons d’abord à Bédouès, où aurait été baptisé notre Urbain dans la chapelle St Saturnin aux peintures médiévales entièrement restaurées. Puis nous nous élevons le long du Tarn encore torrent, dans des paysages boisés vierges de toutes habitations, avant de faire une halte à Grizac, au château de naissance de Urbain. Nous rejoignons alors Le-pont de Montvert par les crêtes, où les monolithes préhistoriques escortent les paysages de notre randonnée, ainsi que de gros amas de granit à l’agencement quasi-cyclopéen.

Après le départ de Pont-de-Monvert le dimanche, nous parcourons des prairies verdoyantes où les genêts en fleur le disputent aux hêtres, aux bouleaux, et composent des tableaux d’une fraîcheur étonnante.

 

La route est longue jusqu’à St-Privat-de-Vallongue, et le soleil ardent, et plus encore jusqu’à St-Germain-de-Calberte, où nous arrivons fatigués de cette journée, avant de découvrir que 200 mètres de dénivelée supplémentaires nous attendent encore avant l’étape que nous dégustons bien autant que notre journée.

Le lendemain, la descente vers St Etienne-vallée-française nous offre ses paysages accidentés des Cévennes, bien caractéristiques des contreforts gardois de la méditerranée, et si différents de ceux que nous avons côtoyés précédemment, et nous amène à St-Jean-du-Gard le long du Gardon.

La dernière étape le long du Gardon jusqu’à Anduze, notre point d’arrivée, nous paraît  moins pittoresque, surtout parce que la pluie s’en mêle et qu’il faut bien sortir les ponchos. Elle nous demande d’ultimes efforts que les Bartassous franchissent sans rechigner (enfin, presque).

Neuf jours à parcourir ensemble dans une nature intacte, printanière, des paysages splendides, au prix d’efforts physiques intenses : voilà tout ce que nous aimons et qui unit les Bartassous.

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