WE à Lascours

UNE RANDONNEE EN ITINERANCE à LASCOURS pour 16 randonneurs du BARTAS –

C’est à Tauriac-de-Camarès que les randonneurs du Bartas se sont retrouvés les 13 et 14 mai pour un week-end de randonnées au coeur du Parc naturel régional du Haut Languedoc.

Michel et Carole ont mis au point un parcours en boucle d’environ 40 kilomètres avec une nuitée au Gîte d’étape de Lascours à Ceilhes et Rocozels où le groupe dégustera un repas préparé avec soin par Eric : potage d’orties, beignets de fromage de brebis parfumé à l’ail de l’Ours, thé brûlant parfumé à la menthe fraîchement cueillie …

Accueillis dès leur arrivée à Tauriac par Andrée, la troupe alerte s’est mise en route en longeant la rivière de La Nuéjouls, enjambant le ruisseau de la Bataille à travers des sous-bois encore frais. Ils ont pu approcher le Puech du Lion, apercevant au loin le Pic de Merdélou (1110 m).

Grimpant progressivement, ils ont pu apercevoir l’un des bras de l’Orb qui alimente le lac d’Avène. Le croassement des batraciens en pleine période de séduction amoureuse a rythmé les pas des marcheurs qui ont laissé derrière eux ces chants de la vie qui est plus forte que tout.

Randonner permet de traverser des paysages qui attisent la curiosité : c’est le cas avec les sculptures naturelles des Pettetes de Maynes où les amas ruiniformes offrent à la vue du passant des visions imaginaires parfois inquiétantes.

Les Monts d’Orb ont ceci de particulier que peuvent se côtoyer à quelques centaines de mètres près la nature sauvage et les effets du progrès. C’est ainsi qu’aux plateaux verdoyants succèdent les champs éoliens où commencent à se déployer les ailes du progrès. D’ici peu, les pales accrochées aux immenses mâts qui jonchent encore le sol « tourneront moulin »sous le souffle du vent pour produire l’énergie de la « Fée Electricité ».

Où qu’ils passent, les randonneurs constatent cette alternance de nature sauvage et de marquage de l’activité humaine : croix de Matée, col de la Lavagne, la ferme de Fanjaud, les mines d’argent et d’arsenic, de cuivre et de plomb. Ils traversent des hameaux endormis tel le Mas Nau, observent un puits de mine d’une profondeur de 22 mètres, envahi par les broussailles.

Dans ces magnifiques paysages, l’eau est omniprésente : elle ruisselle, elle court, elle laisse des traces de ses colères, elle est barrage ou lac, elle désaltère, elle lave les blessures.

Les marcheurs du Bartas ont bouclé la boucle ; revenus dimanche 14 mai à leur point de départ, chacun est reparti vers son lieu de vie, heureux d’avoir durant quelques heures largué les amarres en renouant ses liens avec la nature, faisant détaler, surpris, chevreuil et sangliers. Riches de beautés, d’échanges et de joies simples, de réflexions intérieures et de nouvelles perspectives de randonnées.

Isabelle

21 mai 2017

 

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